ANAPIX medical, imagerie temps réel de la peau

Décembre, 2017

SKINAPP : l’imagerie temps réel de la peau pour les dermatologues et professionnels de santé

SKINSHOT : le selfie utile pour les particuliers

ANAPIX medical est spécialisée dans l’imagerie optique de la peau,

- légère et communicante car elle fait appel aux capacités des smartphones pour acquérir les images et les diffuser,

- interactive car ces images sont disponibles, manipulables et transférables en temps réel sur internet par l’intermédiaire de web-applications,

- innovante, car plusieurs algorithmes issus du machine learning peuvent être sollicités pour les analyser, pour détecter notamment les mélanomes.

ANAPIX medical propose donc :

- un service pour les dermatologues et médecins généralistes qui prend en charge tous leurs besoins en imagerie optique des lésions de la peau. Une application sur smartphone permet d’en faire la photographie aisément, tandis que leur analyse peut être effectuée immédiatement ou en différé sur un ordinateur local ou distant. Les petites lésions, notamment mélanocytaires (grains de beauté) bénéficient d’un traitement spécifique pour une aide au diagnostic et à la décision thérapeutique si elles sont acquises à l’aide d’un objectif dermoscopique (loupe avec éclairage annulaire) fixé à l’objectif du smartphone.

- une application fonctionnant sur smartphone, pour le grand public, permettant à chacun de faire l’état des lieux de ses grains de beauté (et de ceux de sa famille) et de repérer les lésions à risque susceptibles de devenir des mélanomes qu’il faut donc surveiller.

Interview de Bernard FERTIL, Président d'ANAPIX medical
  • Comité Editorial : Dans quel contexte s’inscrit votre innovation ?

Bernard FERTIL (BF) : Les cancers représentent la première cause de mortalité en France (30 % des décès). En 2012, dans l’Union européenne des 27, 82 100 nouveaux cas de mélanome ont été recensés. La mortalité par mélanome est estimée à 15 700 décès. Aux USA, en 2013, les dernières estimations donnent 76 690 nouveaux cas de mélanome envahissant et 9 480 décès imputés au mélanome (soit 1 décès toutes les heures). C’est le 5ème cancer le plus commun chez les hommes et les femmes. Détecté à un stade précoce, le mélanome est guéri dans la grande majorité des cas par une simple excérèse (la lésion est enlevée chirurgicalement). Découvert à un stade tardif, la survie du patient est en jeu en raison notamment de la propension du mélanome à induire des métastases via le système lymphatique. Ainsi, il convient de détecter au plus tôt un grain de beauté évoluant anormalement.

Or, il est très paradoxal de constater que les dermatologues, dont une part importante de l’expertise médicale est fondée sur l’examen visuel des lésions font cependant très peu appel à l’imagerie numérique, à l’inverse des radiologues et autres praticiens déjà fortement équipés (ophtalmologues, échographistes, chirurgiens-dentistes…). Tout au plus utilisent-ils des loupes pour observer des structures en détail (dermoscope), des éclairages spécifiques pour faire apparaître des infections cutanées spécifiques (lampe de Wood). Pourtant, l’ensemble de la profession s’accorde à dire que l’imagerie numérique pourrait leur rendre de nombreux services (suivi de l’évolution des lésions, diagnostic assisté par ordinateur, télé diagnostic, archivage, enseignement…). En réalité, les seuls systèmes spécifiques qui leur permettraient d’acquérir des images, de les visualiser instantanément et de les archiver interfèrent fortement avec leur pratique quotidienne, ont une structure fermée et un coût prohibitif (>15 K€).

Par ailleurs, le grand public est de plus en plus sensibilisé au dépistage du mélanome. Or, du fait de la forte décroissance du nombre de dermatologues et de la méconnaissance des généralistes sur cette question, il est difficile d’obtenir, dans un temps raisonnable, une consultation qui soit rassurerait le patient, soit permettrait un dépistage précoce favorisant grandement ses chances de survie.

  • CE : Comment avez-vous élaboré votre projet ?

BF : L’offre proposée aujourd’hui par la société est le fruit de 8 ans de R&D au laboratoire des sciences de l’information et des systèmes (LSIS, UMR CNRS 6168 de l’Université Aix-Marseille) en collaboration avec le Professeur Jean-Jacques GROB, Chef du Service de Dermato-vénérologie au CHU de Marseille. Les algorithmes conçus dans le cadre de ces recherches académiques nécessitaient la disponibilité d’images de lésions pour les construire (cette opération est réalisée par apprentissage supervisé à partir d’images). Nous avions donc développé une chaine d’acquisition de ces images permettant de les récupérer à la source, au cabinet des dermatologues. Pour utiliser par la suite ces algorithmes, Il fallait aussi pouvoir disposer d’images de lésions obtenues dans un contexte médical. La création d’une startup est apparue comme le meilleur moyen pour les mettre en oeuvre dans la vraie vie, celles des professionnels de santé et des patients. La SATT Sud-Est a pris en charge une partie de la maturation de l’interface d’utilisation, un serveur santé sécurisé a été sollicité pour gérer l’ensemble des transactions informatiques liées à la gestion des dossiers patients associés aux images.

  • CE : Quels sont vos actions et déploiements actuels ?

BF : La gestion et l’analyse des images se fait au moyen de la web-application SKINAPP qui intègre des fonctionnalités différentes en fonction de type d’utilisateur : Une première version du module DIAMELA, outil d’aide au diagnostic des mélanomes destiné aux dermatologues, sera commercialisée début 2018. L’évaluation clinique de ce dispositif médical s’est déroulée de mars 2010 à fin 2012. Il présente des performances au moins égales à celles d’un dermatologue expert. Le module SKINAN, dont les essais cliniques sont en cours, s’adresse, quant à lui, aux professionnels de santé non dermatologues (médecins généralistes inclus). C’est un outil d’aide à la décision thérapeutique concernant les petites lésions de la peau. Il trie automatiquement les images acquises par ces non spécialistes pour n’adresser aux dermatologues que les images « suspectes » en vue d’une télé-expertise, et ainsi limiter l’intervention des spécialistes aux cas pertinents.

L’application Smartphone SKINSHOT pour le grand public est fondée sur un classifieur de lésions mélanocytaires spécifiquement conçu pour repérer les lésions originales. Il exploite pour cela le signe de diagnostic du Vilain Petit Canard (exclusivité mondiale).

Tous les produits ANAPIX medical s’inscrivent dans une optique d’évolution vers la télé-expertise en dermatologie, qu’elle soit automatique ou assistée par des dermatologues recrutés à cet effet. Plusieurs projets de recherche sont en cours, concernant entre autres l’évaluation par essais cliniques de notre module de détection précoce du mélanome, l’optimisation de l’aide au diagnostic apporté aux dermatologues du module DIAMELA par imprégnation iconographique, la gestion des échanges entre médecins généralistes et dermatologues, dans le cadre du parcours de soins et de la demande d’avis d’expertise.

  • CE : Pourquoi avez-vous adhéré au Pôle SCS ?

BF: Selon ses propres termes, le pôle SCS se présente comme « l’acteur incontournable et reconnu dans le domaine des solutions communicantes sécurisées » ! Il me semble que cette définition englobe bien notre activité et justifie pleinement notre adhésion.

 

  • CE : Le Pôle SCS vous a-t-il apporté ce que vous recherchiez ?

BF : Une fois membre du pôle, ce qui marque le plus est son dynamisme et sa pertinence. Nous sommes régulièrement sollicités par eux pour différentes actions bien ciblées et leur aide est très notable. Ainsi, par exemple, nous bénéficions actuellement de leur soutien pour présenter une demande de subvention à la région.

  • CE : Qu’attendez-vous du Pôle demain ?

BF: Une startup comme la nôtre a besoin dans un premier temps d’un maximum d’exposition de ses produits et solutions. Nous lançons actuellement une campagne de dépistage précoce du mélanome auprès des grands groupes et grands organismes concernés par la santé de leurs personnels. Nous souhaitons aussi diffuser notre application SKINSHOT à destination du grand public. Nul doute que l’audience du pôle est un excellent terrain pour ce faire.

Contact

FERTIL Bernard

Adresse Postale : 100 impasse des Houillères, 13590 Meyreuil

Téléphone: 06 63 77 02 01

Mail : bernard.fertil@anapix-medical.com

Site Web: www.anapix-medical.com

Twitter: @anapixmedical

Linkedin: ANAPIX medical

Facebook: anapixmedical

 
Décembre, 2017